?

Log in

No account? Create an account
Bout de fic - The Magnus Archives - Jon/Martin - Les divagations de Nelja [entries|archive|friends|userinfo]
Les divagations de Nelja

[ userinfo | livejournal userinfo ]
[ archive | journal archive ]

Bout de fic - The Magnus Archives - Jon/Martin [Jun. 22nd, 2018|11:19 pm]
Les divagations de Nelja
[Tags|, ]

Après avoir posté ma fic de la semaine dernière, j'avais envie de faire une fin alternative avec du smut, parce que je peux ? J'avais conscience que c'était un peu OOC, et maintenant c'est devenu très OOC, parce que Jon est canoniquement asexuel, yeah ! Mais voilà, je veux le poster quand même quelque part, même si c'est entièrement self-indulgent.

Sans titre, NC-17, tout ça. Une conversation qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps (celle sur le surnaturel, pas celle sur leurs sentiments) et du porn. ^^ Et toujours spoilers jusqu'à l'épisode 103



"S'il te plait ?" demande Martin d'une toute petite voix. "S'il te plait, parle-moi ? Dis-moi quel est le problème, même si c'est moi."

"Ce n'est pas toi, Martin, pas cette fois." répond Jon, avec une agressivité automatique dont il se sent coupable immédiatement. Puis il soupire. "Il y a des choses importantes que tu devrais savoir. Que tout le monde aux Archives devrait savoir. J'ai évité de te les dire, parce que ce ne sont pas des sujets agréables ni faciles."

"Mais tu vas le faire maintenant ?" demande Martin. "Si j'insiste ?"

Jon en a déjà trop dit, et le laisse rentrer, se rasseoir. Il se sent terriblement tendu. Ce n'est pas sa place de faire cela.

"Tu as sans doute remarqué," dit-il, "que nous rencontrons de façon récurrente, dans plusieurs témoignages, certaines... sectes. Celle de l'Obscurité, celle qui vénère la Flamme sans lumière. Celle..." Il se retient de parler des araignées, et fait juste un signe de tête pour indiquer qu'il a dit le nécessaire.

Martin reste pendu à ses lèvres.

"Cela pourrait être juste des cultes absurdes, bien entendu. Mais ils semblent transmettre certains pouvoirs à leurs adorateurs." Il voudrait que Martin pose une question, mais il se contente de l'écouter, de le regarder avec intensité.

"Toutes ces... puissances existent vraiment." dit-il. Il a conscience que jusqu'ici, il ne révèle rien de vraiment surprenant. Il aurait aimé que ce soit plus progressif. Il aurait aimé que la prochaine phrase sonne moins comme des divagations paranoiaques. "Et les Archives sont une de ces sectes. Nous servons un... dieu de la connaissance depuis plusieurs années, même si nous ne le savons pas. Elias est une sorte de Prêtre, et apparemment, il ne nous le dit pas pour des raisons religieuses. Son Dieu demande que nous le devinions par nous-mêmes, ou équivalent."

Les yeux de Martin s'écarquillent, sa bouche s'ouvre sans parler, et un instant, Jon a vraiment peur qu'il ne le croie pas. De tout ce qui pourrait tourner mal, il n'a jamais considéré cette possibilité.

"Et tu... as deviné ?" demande-t-il, hésitant.

"Non. Leitner me l'a dit. Une des raisons pour lesquelles Elias lui a écrasé la tête à coup de barre de fer." Il ricane. "Ne t'inquiète pas, au fait, être l'Archiviste fait de moi une sorte d'élu, et Elias est content de moi... pour l'instant."

Ce n'était pas une plaisanterie amusante, réalise-t-il, surtout quand il considère ce qui est arrivé à Gertrude.

"Nous servons un Dieu ?" demande Martin d'une petite voix.

Jon réalise qu'il n'a jamais demandé à Martin s'il était religieux. Cela pourrait rendre les choses plus difficiles à assimiler, mais il ne lui semble pas jamais l'avoir entendu mentionner... il n'a peut-être pas fait attention, pour être honnête.

"En enquêtant sur les autres Puissances." confirme-t-il. "En apprenant et cataloguant. Cela pourrait être pire. Certaines de ces sectes doivent tuer comme... part de leurs dévotions quotidiennes." Il adoucit sa voix. "Je comprends que ce soit difficile. Je suis désolée que vous ne puissiez pas partir. Vous tous."

Martin secoue la tête. "Non. Non. C'est... ce n'est pas grave. Et ce que j'ai appelé de la magie des Archives est..."

Jon hoche la tête. "Un dieu qui..." Il ne sait pas comment finir. Qui remercie un serviteur fidèle. Ou qui ne fait que le manipuler encore plus ? "qui offre des fragments de connaissance. C'est ce que l'Oeil fait, je suppose."

Martin hoche la tête, enregistrant le nom. Il est toujours très pâle.

"Et toi ?" demande-t-il. "Est-ce que tu peux... savoir des choses ? Oui, certainement. Tu es un élu, tu disais."

C'est une autre des choses dont Jon devait absolument parler. Il suppose qu'il devrait être reconnaissant à Martin d'avoir posé la question, même s'il ne ressent que de la nervosité, pour le moment.

"Je..." Il hésite. "les gens me répondent la vérité quand je pose des questions."

"Oh. C'est bien, non ?"

"Quand ils n'essaient pas de me tuer après pour cette violation de leur vie privée, certainement." répond Jon. Lui peut encore mentir, ou faire de mauvaises plaisanteries, ce qui revient au même. Il y a pire, mais il ne racontera pas à Martin ce qu'il a fait, pas aujourd'hui. "Aussi," continue-t-il en détournant la conversation, "j'ai découvert récemment que je pouvais comprendre les témoignages dans d'autres langues, et vous avez découvert qu'ils étaient moins cohérents quand j'ai un empêchement."

Il a l'impression de voir Martin essayer de remettre en ordre sa vision du monde.

"Peux-tu me poser une question ?" demande Martin.

Jon hoche la tête. "Que penses-tu de tout cela ?" demande-t-il, sa voix tendue, intense.

Martin prend une très brève inspiration, puis se lance. "Ma tête tourne encore de tout ce que ça explique. Mais cela veut dire que ton Dieu m'envoie des informations pour que je prenne soin de toi ? Parce que tu es important pour lui ? Il ne m'est jamais rien arrivé de plus romantique de ma vie."

Pui il presse les mains sur sa bouche, saisissant ce qu'il vient de dire, et Jon lui-même met un peu de temps avant de le réaliser.

"Martin, ce n'est pas amusant ! Tu n'es pas un outil dans les jeux de puissances supérieures !"

"Je ne m'en plains pas !" s'exclame Martin. "C'est mieux que de ne pas savoir, n'est-ce pas ? Je pourrais ne pas utiliser ce que je sais. Mais je veux le faire."

Jon est de plus en plus désespéré de prouver à Martin qu'il devrait réaliser la gravité de la situation ; et il fait ce qu'il ne devrait pas. Comme preuve, ou comme exemple.

"Martin," demande Jon, "est-ce que tu sacrifierais ta vie pour moi ?"

"Oui," répond Martin, les lèvres entrouvertes, semblant choqué et surpris par sa propre réponse. "Oui, si tu demandais. Mais je sais que tu ne demanderas pas."

Et Jon a besoin de quelqu'un qui croie encore en lui à ce point, même s'il préfèrerait que ce soit lui.

Il serre Martin dans ses bras, enfouit son visage contre sa poitrine.

"Non," dit-il. "Non, promets-moi que tu ne le feras pas. Même si je demande."

Martin ne bouge plus, ne parle plus, et Jon se demande s'il a dépassé les bornes. Mais quand il essaie de faire un pas en arrière, ce sont les mains de Martin qui se referment contre son dos, qui l'empêchent de partir.

"Promis, je ne t'abandonnerai pas." promet Martin d'une voix hachée.

C'est étrange que Jon n'ait jamais pensé à cela avant ce jour. Encore plus étrange, certainement, qu'il n'ait jamais remarqué que Martin le voulait. Mais en cet instant, il meurt d'envie d'embrasser les lèvres de Martin. De s'accrocher à lui comme à une bouée, de toutes les façons possibles.

"Je peux t'embrasser ?" demande-t-il.

"Bien sûr !" Martin a presque crié.

Jon pense ne pas être très doué pour cela, mais Martin gémit dès qu'il pose juste ses lèvres sur les siennes. Il ouvre la bouche, et Jon prend confiance, caresse ses lèvres de sa langue...

Et d'un coup, non seulement les lèvres de Martin sont sur les siennes et sa langue dans sa bouche, mais une main est sur son cou, l'autre sur le bas de son dos, et la façon dont il caresse, excite et mordille emplit Jon de plaisir à elle seul, le fait frissonner de désir et d'abandon.

Quand le baiser se rompt, Jon peut penser à nouveau, à autre chose que la façon la plus rapide de se déplacer jusqu'à son lit.

"Martin," demande-t-il, "est-ce que tu le fais à nouveau ?"

Martin rougit.

"Je ne le fais pas exprès !" s'exclame-t-il. "Et je ne sens même pas que cela vient d'une source extérieure, c'est juste que sais des choses sur toi, sur ce que tu veux, et... oh, il nous regarde en ce moment ? Ton Dieu ?"

"Je pense qu'il nous regarde tout le temps." confirme Jon. Martin semble soudain mortifié. "Et puis, Martin, je pense que c'est ton Dieu aussi, maintenant." Et que tu l'acceptes mieux que moi, rajoute-t-il en pensée.

"Je m'y ferai, je suppose." dit Martin. Ses lèvres effleurent la joue de Jon. "S'il te plait ?"

Martin lui mordille le cou, à un endroit dont Jon ignorait même l'existence, et Jon sent pour la première fois son érection serrée par ses sous-vêtements. Il sait déjà que s'il laisse Martin recommencer, il pourrait s'y perdre, il pourrait oublier l'origine de son talent.

"Et toi ?" demande-t-il. "Tu aimes quand je te... pose des questions ?" Pas des questions comme celle-là, incertaines, naturelle. Le sous-entendu est évident.

"Oh oui !" répond Martin. "C'est comme si toute ma timidité disparaissait. Comms si je pouvais dire la vérité sans effort, savoir que tu la veux sans aucun doute."

"Que veux-tu, Martin ?"

Un sursaut ravi que Jon commence à reconnaître. "Je te veux."

Jon l'entraîne jusqu'au lit, et très bientôt ils sont couchés l'un contre l'autre, et Martin l'embrasse en premier, cette fois. Et encore une fois, le plaisir le submerge au point que Jon oublie de penser.

Les mains de Martin sur sa peau, ses lèvres... Il ne sait pas quand ils se sont déshabillés, quand Jon s'est retrouvé les bras en croix, incapable de faire autre chose que se laisser entraîner dans un tourbillon d'extase. Il reste au bord de l'orgasme pendant un temps qu'il ne peut plus compter, et ce n'est pas frustrant, juste délicieux. A la fin, il jouit dans la bouche de Martin, dont les doigts jouent sur l'intérieur de ses cuisses. Son coeur bat plus vite que jamais, et il a l'impression que l'orgasme se prolonge avant et après, dans son corps et son esprit.

Et Martin a un sourire sur les lèvres, satisfait, presque joueur.

"C'était... c'était..." essaie de dire Jon.

Martin l'embrasse encore une fois, sur le front. "Pour moi, c'est un rêve devenu réalité." Il murmure. "Merci."

Jon est à peu près certain que c'est lui qui devrait remercier, s'il lui restait assez de cerveau pour cela.

"Et toi ?" demande-t-il. "C'est mon tour, que... que dois-je faire ?"

"Ce n'est pas la peine." lui répond Martin. "Tu es épuisé. Tu pars tôt demain. Tu devrais dormir."

Jon n'est pas capable d'être encore irrité, surtout pas contre Martin, pas en ce moment ; mais ce qu'il ressent s'en rapproche pourtant.

"Martin," dit-il, intense à nouveau, "que veux-tu ? Dis-moi quel est ton fantasme sur ce que je devrais te faire, dans les détails."

"Je veux que tu me prennes dans tes bras," dit Martin, les joues écarlates, "tout ton corps contre moi, et que tu caresses mon sexe doucement, que cela prenne longtemps. Je veux que tu ne cesses pas, pendant ce temps, de me dire des choses gentilles et de me poser des questions."

Jon sourit. "Cela peut être arrangé."

Le dos maigre de Martin serré contre son torse est étrangement confortable. L'érection de Martin, quand Jon lui retire enfin son caleçon, est dure, et de fluide coule du bout. Jon y trempe le bout de ses doigts avant de caresser le bout tout doucement.

"Alors, qu'est-ce que cela fait ? La compulsion ?" demande-t-il. Cette fois, le pouvoir sur sa langue exige la vérité.

"C'est tellement bon," répond Martin. "Mon corps devient tout alangui et tremblant. Et je ressens que je suis à toi, comme jamais."

Jon déteste que son esprit enregistre combien la sensation varie selon les gens.

"Merci d'être là pour moi..." chuchote-t-il, alors que ses mouvements sur le sexe de Martin, toujours doux, deviennent plus rythmés. "Depuis combien de temps es-tu amoureux de moi ?"

"Depuis l'époque où nous étions chercheurs." répond Martin. "Tu étais brillant, honnête et j'aimais comment tes cheveux retombaient sur ton front."

Au moins, la raison pour laquelle Martin est tombé amoureux de lui n'est pas "de la magie des archives", pense Jon. C'est un sentiment entièrement humain. Il peut croire à cela, s'y raccrocher.

"Martin," murmure-t-il encore. "Je te remercie d'avoir pris soin de moi pendant toutes ces années. Je te remercie de ne jamais avoir renoncé à moi, alors qu'il me semble que j'ai tout fait pour ça. Mais cela n'a pas à rester à sens unique ainsi. Ne te laisse pas penser cela. Dis-moi si un jour je ne suis pas là pour toi. Je..." Il hésite un instant. "Ceci est nouveau pour moi, mais je veux tomber amoureux de toi."

Martin gémit à nouveau. Jon l'embrasse dans le cou, tout en continuant à presser son sexe, de plus en plus vite. Il n'est pas sûr de lui, pourtant.

"Dois-je aller plus lentement ? Plus vite ?" demande-t-il. "Dis-moi ce que tu veux, encore maintenant. Ne t'arrête pas."

Et il suit les indications de Martin, qui décrit ce qu'il ressent, qui demande plus de pression, des baisers, des morsures, qui supplie jusqu'au délire ; et cela fait frissonner le corps et l'esprit de Jon de façon délicieuse. Enfin Martin jouit, avec un cri qu'il ne parvient pas
à retenir.

Pendant les secondes suivantes, malgré Jon qui insiste que ce n'est pas la peine, il se déplace en rampant jusqu'à trouver un mouchoir en papier pour s'essuyer. Jon insiste qu'il aurait dormi dans un lit taché. Il s'en moque.

Mais enfin, Martin revient dans son lit et se serre contre Jon. C'est étrangement agréable de lui caresser les cheveux doucement, de sentir sa chaleur.

"Je t'aime." dit-il. "Je n'ai jamais été plus heureux de ma vie."

Jon aimerait pouvoir dire la même chose. Il a aimé cela, il a aimé chaque seconde de cela. Et maintenant qu'il peut y penser, il regrette d'avoir presque offert à l'Oeil leur première fois, ou peut-être est-ce le contraire ? Ont-ils été manipulés, est-ce un moyen de garder lui ou
Martin fidèles aux Archives ?

Il sent le sommeil le rattraper. Il s'y laisse plonger. Il serre la main de Martin entre ses doigts. Il se permet un moment d'oubli, où il cesse de se poser des questions.

(Juste pour un peu de temps.)



Cette entrée a été crosspostée au https://flo-nelja.dreamwidth.org/622142.html. Commentez où vous voulez.
linkReply