Les divagations de Nelja (flo_nelja) wrote,
Les divagations de Nelja
flo_nelja

Lectures de mars


"Le sang de l'épouvanteur", par Joseph Delaney
Roman, environ 320 pages, je suis toujours à fond dans cette série, et elle est traduite si lentement ! Et je ne trouve personne pour me dire si elle est finie en VO ! D'un côté c'est bien les tomes assortis sur l'étagère, mais d'un autre, à chaque fois que je lis je suis déçue que ce soit déjà finie, donc peut-être qu'un jour je me laisserai tenter.
Alors, ce tome ! Il y a des vampires. Le rythme n'est pas le plus soutenu, mais l'ambiance est bonne, et aaaargh, la révélation la plus importante du tome laisse présager des trucs vraiment horribles pour la suite ! Je ne veux pas ! Et, hum, je voudrais en parler plus, mais je voudrais que ce soit avec des gens qui l'auront déjà lu, donc si c'est le cas pour vous aussi, laissez-moi un commentaire !
8/10


"Trois aller simples pour l'Aventure", Gerald Durrell
Pour la case "Voyages" de bingo_livres
Récit de voyage, autobiographique et humoristique, un peu moins de 200 pages. Quand j'étais petite, j'adorais lire les aventures de Gerald Durrell, mais j'avais trouvé celui-là adulte dans une brocante, et je n'avais pas pris le temps de voir si la magie opérait toujours. J'adore l'auto-dérision subtile - ou pas - quand il raconte les malheurs et les maladresses de professionnels de capture d'animaux pour des zoos. Je ne répéterai pas ici le discours sur "Les zoos ont pour but de préserver les espèces, les animaux ne sont pas toujours bien traités mais ils peuvent l'être" de Gerald Durrell, c'est une question d'opinion. J'adore aussi l'émerveillement devant chaque créature, même le crapauds qui ont l'air de victimes d'accidents de la route. Oh, et ce n'est pas une édition de poche, pour une vois, il y a des photos ! Pour les animaux, on trouve mieux de nos jours - même si à l'époque, c'était plus dur - mais ça m'a permis de voir Greald Durrell en jeune, sans barbe, et hey, il est plutôt mignon ! ^^ Par contre, comme inconvénient, il y a un léger côté colonial, qui aurait pu être pire plus l'époque, mais peut rester en travers de la gorge. Mais pour moi, globalement, j'aime. Même si ce n'est pas au niveau de mes tout préférés. Je devrais les relire pour voir si c'est moi qui ai changé, ou s'ils sont juste inégaux - j'avais déjà des préférés à l'époque !
7/10


"Statistiques, méfiez-vous", par Nicolas Gauvrit
Pour la case "Science" de bingo_livres
Non-fiction, environ 250 pages, un petit livre sur comment les statistiques, mêmes basés sur des chiffres non-trafiqués, peuvent se voir prêter un sens qu'elles n'ont pas pour manipuler l'auditeur. Cela m'a semblé très bien fait. Agréable à lire, de bons exemples, à peu près complet, une pointe d'humour de temps en temps... je pense que même quelqu'un qui n'est allé que jusqu'au nieau collège pour les mathématiques pourra le comprendre, mais ça fait partie des choses qui sont difficiles à estimer. Je le recommande, et maintenant j'ai envie d'en faire lire des extraits à toutes mes classes, ha ha !
8/10


"Déplacements, dégagements, Henri Michaux
Poésie et poèmes en prose, environ 140 pages, affiché dans mon CDI à l'occasion du "Printemps des poètes". J'adore Henri Michaux, et autant je ne pense pas que ce soit le meilleur - et donc pas le meilleur pour commencer - autant je suis très contente de l'avoir lu. Cela explore, comme souvent, les états d'esprits étranges... Mes textes préférés sont au début, celui sur une séance de cinéma transfigurée par une migraine, celui sur l'instrument de musique africain, et le première recueil de poèmes. J'aime moins la partie sur les dessins d'enfants - très intéressante pourtant, mais pas au niveau poétique du reste pour moi - et celle sur la drogue.
8/10


"Lucrèce Borgia" et "Marie Tudor", par Victor Hugo
Pour la case "Un livre du 19e siècle" de bingo_livres
Deux pièces de théâtre qui, dans mon édition (Bibliothèque précieuse) sont en un seul livre ; environ 200 pages en tout.
Avant tout, je dois dire que Victor Hugo - comme très souvent les trégédiens - voit l'histoire non pas comme des événements mais comme quelque chose de vaguement mythique sur lequel on peut changer tout ce qu'on veut. Le problème étant seulement que ces deux histoires concernent des femmes qui ont une plutôt mauvaise réputation largement injustifiée, et qu'il fait comme si c'était acquis. C'est un peu frustrant.
Sinon, les histoires en elles-mêmes ! Lucrèce Borgia se passe vers la fin de sa vie, elle a eu un enfant qu'elle a réussi à cacher pour qu'il ne soit pas impliqué dans les magouilles de leur famille, tellement qu'il ne sait rien de leur lien et la hait d'avance quand elle décide de l'approcher. J'aime assez la complexité de Lucrèce Borgia, qui aimerait devenir meilleure pour avoir l'estime de son films, qui l'aime sincèrement et profondément, mais qui reste loin de la vraie rédeption. Le scénario est de la bonne tragédie, et pourtant, parmi mes passages préférés, il y a ceux avec les hommes de main (celui de Lucrèce Borgia, ceux de son mari) qui sont hilarants. J'ai beaucoup aimé.
Celui sur Marie Tudor... le scénario est plus complexe, plus chargé en coups de théâtre plutôt bien faits, et en plus, il y a des scènes avec un jeu que j'aime bien sur les phrases à double sens. En fait, Victor Hugo fait souvent ça dans son théâtre et j'apprécie. Mais par contre... je trouve la relation entre le couple principal creepy (oui la différence d'âge n'est pas si grande mais il l'a élevée), ça m'ennuie qu'on soit censés les shipper. Et la fin est artificielle, je trouve, on sent que ça va finir par une mort de plus juste après mais que l'auteur évite juste de nous le montrer. Donc au total j'aime moins que l'autre. Mais ça reste vraiment pas mal !
8/10 + 7/10


"CHERUB 1 : 100 jours en enfer", par Robert Muchamore
Pour la case "Espionnage" de bingo_livres
Environ 300 pages, roman d'aventure et d'espionnage pour la jeunesse recommandé par malurette. James a une mère escroc pro, un beau-père alcoolique. Quand sa mère meurt, il se retrouve séparé de sa petite soeur, envoyé dans un foyer, et commence à faire des bêtises. Heureusement pour lui, ses tendances à la violence et à l'audace sont accompagnées de compétences intellectuelles élevées et d'une bonne condition physique, aussi il se retrouve recruté par un centre d'espionnage, CHERUB, qui emploie des enfants dans tous les cas où leur apparence inoffensive peut être un gros avantage.
Cela se lit très vite et très facilement. Les personnages sont crédibles, avec assez de dimensions (et de côtés plaisants et déplaisants) pour s'y attacher à force, même si je n'ai pas eu de coup de coeur.
La première mission présente une ambiguité morale intéressante, mais la première mission (finalement assez courte) est précédée d'un entrainement extrêmement difficile (les cent jours du titre) qui, soyons honnêtes, m'ont mis très mal à l'aise. On a l'impression qu'on prend des enfants qui n'ont rien d'autre, on leur fait miroiter une vie meilleur, moralement et matériellement, puis on leur fait subir des épreuves ignobles pour ça, et que la fidélité qui en résulte est une forme de syndrome de Stockholm. A ce niveau, je n'ai pas confiance dans le "comité d'éthique" de l'organisation du tout.
Aussi, la formation d'espion dans ce monde est un peu trop orientée action à mon goût, mais bah. Ca fait partie du genre.
Ceci dit, je compte lire la suite, au moins le tome 2. Je suis intéressée par la petite soeur du héros que j'espère revoir.
7/10


"Saint-Just", par Bernard Vinot
Pour la case "Biographies et autobiographies" de bingo_livres
Biographie, environ 350 pages, prêtée par [personal profile] petite_dilly. Ca m'a tout l'air du genre de biographie très sérieuse qui vérifie ses sources et ne va pas sauter aux conclusions trop vite. Parfois, bien sûr, on n'est pas d'accord avec lui, mais sans forcément trouver ce qu'il dit ridicule. C'est une biographie plutôt neutre. L'auteur s'intéresse clairement à son sujet, mais sans amour ni haine pour le personnage. Si c'est juste pour l'aspect documentaire, cela pourrait sembler être une garantie, mais malheureusement, ce côté sans passion rend aussi, à mon avis, la lecture moins prenante. Ha, il y a certains points sur lesquels j'aurais aimé qu'il passe plus de temps, comme, pour les différents "mythes" à son sujet, d'où ils viennent, comment ils se sont formés. Il passe beaucoup de temps sur son apparence, moins sur les autres. Mais je comprends que cela puisse sembler hors-sujet.
7/10


Progression : 19/52
"Risques de lecture" : Statistiques, méfiez-vous, le théâtre de Victor Hugo, 100 jours en enfer, Saint-Just -> 12/26
Bingo_livres : 15/25

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Tags: comm:50bookchallenge, comm:bingo_livres, fandom:cherub, fandom:l'épouvanteur, fandom:rpf révolution française
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