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Lectures d'août - Les divagations de Nelja [entries|archive|friends|userinfo]
Les divagations de Nelja

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Lectures d'août [Aug. 30th, 2016|05:09 pm]
Les divagations de Nelja
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"Une maison de poupée", par Henrik Ibsen
Théâtre, environ 200 pages, je l'ai lu parce que c'était le programme de prépa de mon cousin. L'histoire d'une femme qui a fait un emprunt illégal qu'elle pensait nécessaire pour sauver son mari malade, et qui se retrouve enfermée dans ses propres mensonges. De la tragédie, avec tous les conflits de sentiments, dans un cadre pourtant contemporain pour l'auteur. L'héroïne est plutôt sympathique et peut être interprétée comme féministe. C'était très agréable et très facile à lire, mais je crains de succomber au Hype Backslash. Oui, c'est bien, mais après ?
7/10


"L'oiseau bleu", illustré par Boulatov et Vassiliev
Recueil de contes, environ 150 pages, traduit du russe, à l'époque de l'Union Soviétique ! Cela intervient principalement de deux façons : d'abord, un conte a été choisi pour chaque République de l'URSS. Ensuite, je ne m'y connais pas assez pour savoir si c'est juste par la sélection ou par les réécritures subtiles, les contes sont très orientés question idéologie communiste. Les héros sont très souvent des pauvres travailleurs, les méchants de cruels rois. Bien sûr il y a aussi des valeurs plus universelles, comme l'intelligence et l'honnêteté. Mais ça change ! J'ai trouvé ça cool !
8/10


"Contes des Vikings", illustrations de Jindrich Capek
Environ 150 pages, un recueil de neuf contes. Neuf sont des contes merveilleux des pays nordiques, les trois du milieu sont des extraits de sagas viking, avec plus de baston et de procès. C'était sympa. Il y a un conte avec une méchante mère et une gentille belle-mère, c'était cool, ça changeait ;-) Laisse un goût de trop peu par rapport à comment cette collection était avant, ceci dit. Seulement neuf contes, vraiment !
7/10


"Histoires à lire et à relire", illustrations de Eric Kincaid
Un livre illustré par bien épais, environ 60 pages de contes et de comptines anglais. C'était sympa, un peu absurde sur les bords parfois, mais j'ai surtout aimé les très jolies illustrations.
7/10


"Journal 3, Gravity Falls" par Alex Hirsch et Rob Renzetti
Environ 250 pages, un produit dérivé sur Gravity Falls, qui donne les détails du Journal 3. Mais avec beaucoup plus de pages personnelles avec du développement de Ford et de sa relation avec Fiddleford (qui ont été arrachées et que Dipper n'a jamais lues), les additions de Dipper (qui sont bien plus importantes que la série le laisse sentir) et plein de bonus à la fin, des conclusions émotionnellement satisfaisantes que la série n'a pas eu le temps de mettre, plein de codes à déchiffrer... C'est totalement fascinant, et j'étais à fond. Je ne mets "que" 9 parce que ça a cassé quelques-uns de mes headcanons, c'est le risque, il fallait s'y attendre.
9/10


"Anthologie du Fantastique, tome 1" collectée par René Caillois
Une anthologie de nouvelles fantastiques, environ 640 pages. C'est le premier tome, qui rassemble beaucoup de nouvelles anglo-saxonnes (Grande-Bretagne, Irlande, Etats-Unis), et quelques nouvelles allemandes ou belges. Le second tome contient tout le reste. La première édition date de 1966, à l'époque où une telle compilation était originale, certaines nouvelles étaient même inédites. Maintenant, il y en avait un bon nombre que j'avais lues ou dont j'avais entendu parler. (Ha ha, j'adore toujours autant celles de Jean Ray). C'était toujours intéressant à lire, le plus souvent agréable (même si certaines sont franchement racistes) mais j'ai rarement ressenti cet effet de fascination qui va avec mes nouvelles fantastiques préférées. Une ou deux fois quand même, comme dans Sredni Vashtar et L'araignée. Mais je suis plus intéressée par lire le tome 2, avec des nouvelles d'autres pays.
8/10


"Quinze millions pour un fantôme", par Jean-François Ménard
Environ 180 pages, où deux jeunes ados, pour toucher le substantiel héritage de leur grand-oncle, doivent faire croire à la femme qui l'a trahie et envoyé en prison il y a des années que son fantôme est revenu la hanter... sauf qu'ils commencent eux-mêmes à ne pas être certains de ce qui se passe. Y a-t-il quelqu'un qui leur fait peur à eux ? Un fantôme ou une personne ? Mais pourquoi ?
En fait, le scénario est très simple, et assez entièrement résumé par la quatrième de couverture. Les astuces des gamins sont assez plaisantes à lire, je pense, et les questions sur la moralité de leur entreprise soulevées sans vraie réponse. Ca va quand même un peu trop dans le sens "les gens cool ont toujours raison", en particulier pour ce qui est des questions d'argent et de différence de classe - un aspect qui apparaît dans le livre, mais de façon très superficielle.
6/10


"Dipper and Mabel and the Curse of the Time Pirates' Treasure", par Jeffrey Rowe
Environ 300 pages, un livre dont vous êtes le héros dans le monde de Gravity Falls avec du voyage temporel. C'était sympa, il y avait des passages très drôles, mais j'étais un peu horrifiée, pour trouver la happy end (la principale, il y en a quelques autres non-canon) d'avoir dû tuer Dipper et Mabel tant de fois. Ils sont chou d'ailleurs, par contre je n'accroche toujours pas à Blendin.
Et puis la fin secrète ne marche que depuis les Etats-Unis, sur Internet, ça aussi c'était frustrant !
7/10


"Kissing the Witch", par Emma Donoghue
Environ 230 pages, recueil de nouvelles. Des adaptations de contes de fées classiques (sauf le dernier, qui me semble un original), sans vrai élément surnaturel, centrées sur les personnages féminins et les relations entre personnages féminins (et souvent le lesbianisme). Chacun de ces contes est très bien écrit, avec des idées intéressantes. Ils sont censés être conectés - chaque conte est la backstory d'un personnage autre que le principal du conte précédé - mais j'ai été un peu déçue sur ça. Parfois, ça marche très bien, et effectivement ça explique des choses sur le personnage. Mais parfois, la connexion ne se fait pas, on n'a pas l'impression de voir la même personne, et c'est un peu artificiel. Aussi, les personnages masculins sont tellement mal lotis dans la narration que ça en devient gênant. Ils font souvent plus représentants du patriarcat que personnages.
7/10


"La boîte en os", par Antoinette Peské
Environ 200 pages, roman fantastique. Cela commence avec le narrateur, le genre de narrateur de fantastique un peu fadasse qui rencontre son ancien ami (le vrai héros) devenu fou, qui lui raconte son histoire, et ce qui l'a poussé à agresser sa femme, qu'il adorait pourtant. Au début je pensais que sa narration allait être l'intégralité du roman, mais non ! Cela va plus loin, il se passe effectivement des choses ! Les passions excessives, voire indécentes, sont bien décrites, l'élément fantastique est léger mais intéressant - c'est quand même les thèmes de la mort et de la folie qui sous-tendent le livre. Le subtext homoérotique est malheureusement trop léger, mais toujours là. Une lecture agréable et intéressante, mais malheureusement je n'ai accroché à aucun des personnages - même si la femme du héros, quand elle était enfant, était très cool.
7/10


Progression : 42/56
Risques de lecture : Une maison de poupée, Anthologie du fantastique, Quinze millions pour un fantôme, Kissing the Witch, La boîte en os -> 20/26

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